Juste en face de la grande île de Santiago, la petite Maio, à seulement 20 minutes d’avion de sa grande sœur, semble suspendue hors du temps. Calme, paisible, presque confidentielle, elle dévoile une autre facette du Cap-Vert, loin de l’agitation touristique.
Le tour de l’île se parcourt sur environ 45 km, le long d’une route aux reliefs doux, où le regard se perd entre plages immaculées, salines scintillantes et villages discrets. Ici, la lenteur n’est pas un choix, c’est une évidence. Villa do Maio, le chef-lieu, est à peine plus animé que le reste de l’île ; seuls quelques voyageurs de passage viennent troubler cette quiétude.
À Maio, le silence raconte autant que les paysages. On pourrait presque s’y ennuyer… jusqu’à ce que l’on découvre, presque par hasard, qu’avec ses 4000 habitants, l’île a un temps été au cœur d’un projet démesuré : la construction de 20 000 logements. Ce projet, connu sous le nom de « Little Africa Maio », intrigue autant qu’il questionne. Où en est-il aujourd’hui ? Que reste-t-il de cette ambition face à la réalité intacte de l’île ?
Photographier Maio, c’est capturer cette tension subtile entre immobilité et promesse, entre nature préservée et rêves d’expansion. C’est saisir la lumière brute, les visages discrets, et les paysages encore vierges qui font de cette île un territoire à part, profondément authentique.






